l’eau tiède Dessin aléatoire

Chemin Parent, Km106

Je recopie les mots de Valérie Lefebvre-Faucher : « Ça brasse dans la forêt. Depuis maintenant 2 mois, des protecteur•rice du territoire Innus et Atikamekw bloquent 24 heures sur 24 des chemins forestiers pour empêcher les coupes industrielles et protester contre le projet de loi 97. Ces gens nous défendent mieux que ceux et celles qui sont censés représenter le Québec. Ils devraient avoir toute notre gratitude, notre appui inconditionnel. Pourtant, ils reçoivent injures, menaces et mépris. Dans le reportage qui a beaucoup circulé en juin, la journaliste de Radio-Can demande à Dave Petiquay jusqu'où il est "prêt à aller". Il rigole doucement et répond "Le monde va penser que je suis fou, mais je suis prêt à accepter la mort pour ça." Ça fait depuis le début de l'été que j'ai cette scène en tête. Elle me hante et me scandalise. Pourquoi c'est pas au gouvernement, aux compagnies, à la police qu'on demande ça? Pourquoi est-ce que c'est le gardien du territoire qu'on présente ainsi comme radical? S'il est prêt à mourir... c'est parce qu'en face de lui il sait qu'il y a des gens prêts à tuer. Et ça, on ne les voit pas le dire en boucle dans des petits reels cutes. Jusqu'où êtes vous prêt à aller pour vendre ces forêts, Monsieur Legautl, Madame Blanchette Vézina? "Hihi vous allez penser que je délire mais je suis prêt-e à des massacres." Ça n'est pas dit comme ça, pourtant, c'est bien un projet de mort. D'ailleurs, on entend depuis quelques jours des gens qui menacent les campeurs de leur passer dessus en truck, qui en appellent au génocide... Vouloir vivre, vouloir protéger la vie, ça n'est pas ça la position dangereuse. La forêt qui brûle, ça nous étouffe nous aussi. Ça condamne nos enfants.
Merci de tenir bon pour la forêt. Nous sommes ensemble. »

GoFundMe - Mobilisations contre le PL97
gardiensduterritoire.com

Contrecarrer l'extrême-droite

Évènement organisé au centre St-Pierre le samedi 23 août 2025, toute la journée.

Présentation des organisateurices :

« Face à la montée du fascisme, à la peur qui paralyse et à l’apathie qui gagne du terrain, il est temps de s’organiser. Pendant que l’oligarchie prospère, que la planète brûle et que l’extrême droite avance, la gauche piétine. Et trop de gens décrochent. Trump n’est pas un accident : il incarne l’échec d’un système à bout de souffle. De Biden à Legault, ces gouvernements au service des banques ont trahi les classes populaires et divisé le peuple en alimentant la peur de l’autre. Ce sont leurs échecs qui ont ouvert la voie à l'extrême droite et au fascisme. Rassemblons les luttes qui se forment, les collectifs qui s'agitent, les groupes qui, déjà, ripostent. Saisissons l'occasion pour démarrer l'envie d'action nous travaille et qui n'a pas encore pris forme. Nous avons besoin de nous connaître, de nous articuler, de constituer une force. Et nous savons, à quel point, les circonstances exigent la diversité des tactiques. Vous construisez une action de résistance et vous souhaitez mobiliser plus largement: proposez un atelier d'organisation. Vous avez besoin de mieux comprendre un enjeu: proposer une conférence-discussion. Vous construisez des alternatives au capitalisme qu'il faut faire essaimer: Proposez une formation initiale pour en faciliter l'appropriation. Vous avez une lutte en cours à faire connaître: proposez une table d'information. Vous avez de l'imagination: proposez ce à quoi on n'a pas pensé! Contre l'apathie, on organise. Contre la montée du fascisme, on riposte. Mettons en commun nos luttes et ravivons la flamme d’une gauche populaire, joyeuse, combative ! »


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